dimanche 30 décembre 2012

Mondialisation et judaïsme: cas pratique

La mondialisation a envahi nos sociétés. C'est non seulement dans tous les journaux, mais c'est une réalité que chacun peut percevoir dans sa vie quotidienne, qu'elle soit personnelle ou professionnelle. Depuis "Le Terre est plate" de Thomas Friedman, on sait que le développement des technologies de l'information, associé à une plus large ouverture des frontières et des échanges, a considérablement transformé notre monde.
Le judaïsme et le monde juif ne pouvaient évidemment pas y échapper (Philosophie Magazine rappelait récemment que les juifs étaient les membres d'une religion les plus mobiles et nomades, loin devant les chrétiens ou les musulmans).
Les conséquences me paraissent nombreuses, mais loin de moi l'idée de produire un essai systématique sur le sujet, j'ose espérer que certains chercheurs sont déjà sur le coup.


Non, ce que je voulais faire, c'est partir d'un petit cas pratique pour illustrer ce sujet. Regardez cette vidéo:


Il s'agit d'une chanson extraite du magnifique concert que Yaakov Shwekey a donné à Césarée en 2008. Yaakov Shwekey est un chanteur américain et une des plus grandes stars de ce qu'on pourrait appeler la "Pop Hassidique": des chanteurs s'inspirant de la tradition Hassidique qui valorise le chant et la musique, qui s'appuient sur des textes issus de la tradition, mais avec des musiques originales aux accents Pop, souvent accompagnées des dernières techniques musicales et autres arrangements. Un des plus connus étant Avraham Fried (vous savez, Baroukh Haba Melekh Hamachiah), mais Yaakov Shwekey a aujourd'hui brillamment pris la relève et enchaîne succès sur succès agrémentés de concerts aux salles toujours pleines.
La chanson s'appelle "Vehi Cheamda", est inspiré d'un texte de la Haggada de Pessah, mais dont la musique a été composée par Yonathan Razel, qui vient chanter avec Shwekey lors du concert pour un incroyable duo.

Quel rapport avec la mondialisation ?
Déjà, la simple existence du concept de "Pop Hassidique" est une innovation des ces quelques dernières dizaines d'années et doit beaucoup à l'impact de la pop music sur les cercles juifs traditionnels, qui n'ont jamais considéré la musique comme étant un danger pour le bien-être de leurs ouailles (contrairement à la télévision par exemple). Cela s'appuie notamment sur certaines sources halakhiques dans lesquelles je ne vais pas rentrer ici (la musique n'est pas "Mekabel Touma"), ce qui donne parfois des Hazanim dans les synagogues mettre des paroles saintes sur la musique de Titanic sans que cela ne choque personne (ou presque, certains vieux Meknassi ont un peu de mal...).

Mais allons un peu plus loin. Si l'on tend un peu l'oreille, l'accent des deux chanteurs du duo n'est pas exactement le même. Un seul exemple, leur façon de prononcer le mot "Lekhalotenou". Razel le prononce tel que je viens de l'écrire, alors que Shwekey le prononce "Lekhalossenou", à l'ashkénaze, en prononçant la dernière lettre de l'alphabet hébraïque comme le son "s".
Rien de spécial me direz-vous ? Juste un Ashkénaze et un Séfarade qui chantent ensemble ? Déjà rien que ça, c'est un produit de la mondialisation: avant la Seconde guerre mondiale, ce n'était pas si fréquent.

Mais là où c'est plus piquant, c'est que l'Ashkénaze et le Séfarade ne sont pas ceux qu'on croit. D'abord, qu'est-ce que c'est que ce nom Shwekey ?? Pas très courant aux Etats-Unis, en tous cas moins que les Berkowits, Lewin ou Silverstein. Pas étonnant en fait, puisque le père de Yaakov Shwekey s'appelait.....Choueka ! Donc un quidam d'origine syrienne et égyptienne qui, lorsque la famille émigra aux Etats-Unis fit probablement la rencontre d'un officier d'état civil un peu bêta (qui a dit pléonasme ?) et qui transforma Choueka en Shwekey. Yaakov Shwekey reçut donc une pure éducation juive américaine et récupéra cet accent si caractéristique de ce mélange anglo-yiddisho-hébraïque.

Et Razel ? Eh bien, issu d'une famille ashkénaze new-yorkaise, il émigra en Israël qui, comme chacun sait désormais, et au grand désespoir de l'intelligentsia juive allemande qui émigra dans les années 30, est un pays oriental. Contrée du levant donc, qui eut rapidement raison de la prononciation ashkénaze de l'hébreu. Et donc Razel, Juif ashkénaze, prononce Lekhalotenou en prononçant le Tav comme un Séfarade et comme la quasi-totalité des israéliens (je vois d'ici les grands yeux de ceux qui me reprocheront de ne pas parler des Yéménites, qui posséderaient paraît-il la prononciation originale de l'hébreu, mais ça sera pour un autre post les gars).

Les pointilleux y verront une énième illustration du rôle de grande lessiveuse de la mondialisation, qui gomme les distinctions et spécificités culturelles pour en faire un grand village global uniforme. De fait, il y a fort à parier que la prononciation de l'hébreu est effectivement en train de s'harmoniser dans tous les pays du globe où il est parlé et prié. Est-ce grave docteur ?

Car dans l'autre sens, certaines caractéristiques minoritaires ne disparaissent pas mais se diffusent globalement dans toute la société et prennent de nouvelles formes: c'est le cas par exemple de la Mimouna, grande fête de clôture de la fête de Pessah, originellement importée en Israël par la communauté marocaine et qui fait aujourd'hui partie du paysage culturel israélien. Il n'est plus envisageable qu'un Premier Ministre israélien reste tranquillement chez lui le soir de la Mimouna: il doit faire le tour de ses hôtes marocains pour manger la Moufleta !

Mais comme je le disais, le sujet est plus complexe et mériterait que des chercheurs s'y penchent de façon plus sérieuse qu'un billet de blog débonnaire et amateur :-)

 






vendredi 4 mai 2012

Le judaïsme au travail

Pratiquer le judaïsme n'a pas toujours été facile. Evidemment, au XXIème siècle, il n'est plus question de pogroms et de persécutions depuis quelques dizaines d'années, mais il reste encore quelques petites difficultés, notamment dans la vie professionnelle.

Un Juif pratiquant ne travaille pas le samedi. Doit s'arrêter le vendredi lors du coucher du soleil (ce qui équivaut à 4h de l'après-midi en hiver). Doit s'arranger avec des périodes de fête qui obligent parfois à poser mardi et mercredi pendant 3 semaines sur 4 en octobre. Et expliquer que son régime alimentaire l'oblige à des contorsions telles, qu'alors que toute la tablée déguste fois gras et champagne, il est obligé de se taper une salade de fruits avec un coca.

Mais tout ça se vivait jadis de façon souvent discrète, en essayant de s'arranger du mieux possible avec ses patrons et en tentant de déranger le moins possible l'environnement professionnel. Jusqu'à....ce que l'islam prenne la place qu'il a aujourd'hui dans la société française et que le fait religieux fasse son irruption dans les problèmes de société à résoudre, ce qui nous a valu un piteux développement sur les viandes Hallal et Casher lors de cette élection présidentielle.

Et les entreprises, souvent en avance sur la pratique politique, commencent désormais à se saisir du sujet.
La société dans laquelle je travaille, un leader mondial du Consulting, a mis en place un groupe de travail sur le fait religieux en entreprise, auquel je participe.
Le sujet m'intéresse évidemment, mais je dois dire que c'est absolument passionnant. Aidés par Dounia Bouzar, anthropologue spécialisée sur le fait religieux en général et sur l'Islam en particulier, qui a créé un cabinet de conseil avec sa fille, nous abordons les différentes facettes du fait religieux en entreprise afin de créer un référentiel permettant d'aider les managers dans leur appréhension de différentes situations.

On en apprend énormément:
- D'abord, le fait que la France est un cas particulier en Europe. Alors que dans la plupart des pays européens, ça ne dérange personne de porter un foulard ou même de prier au travail, c'est quelque chose qui provoque en France un raidissement, voire un effroi. La manifestation de la religion dans l'espace public est encore très peu acceptée.

- Mais ce qui est extraordinaire, c'est que la Loi, tant française qu'européenne est très claire: la liberté de conscience est absolue et la manifestation de ses convictions religieuses est très compliquée à réprimer. En bref, pour réduire la liberté de culte, il faut qu'un Etat publie une Loi spécifique et que celle-ci, pour être légale, doit prouver que le comportement réprimé va à l'encontre de l'ordre public et porte atteinte au droit d'autrui. En d'autres termes: une entreprise qui souhaiterait virer une personne qui porte un foulard au travail se fera condamner 9,9 fois sur 10 par la Cour Européenne des Droits de l'Homme, même si les tribunaux français peuvent être beaucoup plus ambivalents, surtout depuis le 11 septembre.

- Pour ce qui est des Juifs, les études menées par Dounia Bouzar en entreprise montrent des choses intéressantes: il n'y a quasiment pas de Juifs pratiquants non-cadres dans les entreprises françaises. C'est un constat étonnant, mais qui s'explique. Un Juif pratiquant doit avoir une maîtrise de son temps très importante: entre le Chabbat, les Fêtes, les jeûnes, etc...le fait d'être fortement contraint par un emploi du temps ne permet pas d'assumer ses obligations religieuses. Dounia Bouzar est allé voir le Consistoire qui lui a confirmé que les Juifs pratiquants non cadre avaient deux choix: soit créer leur propre entreprise, soit intégrer des entreprises "communautaires" via le bureau du Chabbat par exemple. De là viendrait donc le prétendu caractère entrepreneurial  des Juifs ? C'est une piste sérieuse....

- Autre élément moins reluisant: lorsqu'on demande à des salariés d'une entreprise du CAC40 ce que leur inspire la diversité, elles ont entendu ça: "La Diversité ? On adore la diversité ! La preuve, quand il s'est agi de trouver un financier, on a cherché le meilleur financier. Donc on a pris un Juif ! Et on peut vous dire qu'il est vraiment super bon !" Tout ça évidemment dit très sérieusement. Je passe sur certains de mes chers lecteurs juifs qui sont absolument convaincus qu'en effet, si on veut un bon financier on est obligé de prendre un Juif.....

Les cas pratiques devraient désormais être traités les uns après les autres, mais ce qui est certain, c'est qu'on s'oriente, même en France, vers une plus grande publicité de la manifestation religieuse dans l'espace public et ce, y compris dans le milieu professionnel. Tiré par le volume de cas important généré par l'Islam, la pratique juive devrait bien entendu en profiter, même si le caractère très particulier du contexte français peut susciter d'ici là quelques tensions importantes.... A suivre !



lundi 2 janvier 2012

(Petit) Voyage au sein du judaïsme américain Episode 2: Chicago, suite + NYC

Nous en étions donc au samedi matin, dans un petit oratoire Loubavitch de West Rogers Park. J'arrive un peu plus tôt que le début de l'office (ce qui ne m'arrive en général jamais), et parcourt la petite bibliothèque, assez classique dans son contenu pour une Schule américaine et où je retrouve donc toutes les principales productions d'Artscroll.
Qu'est-ce qu'Artscoll ? Pourquoi une maison d'édition a-t-elle pris autant d'importance au point qu'on parle aux Etats-Unis de révolution Artscroll et qu'un livre vient de sortir pour revenir sur le phénomène (Orthodox by Design, the Artscroll Revolution de Jeremy Stolow) ?


Au début, l’idée est simple : faire des livres traitant de thèmes religieux, avec une partie anglaise (traduction ou commentaire) mais en soignant leur aspect extérieur, leur typographie et leur fabrication. C’est simple, mais en parfait décalage avec ce qui se faisait jusqu’alors. Rappelez-vous en France, il y a une vingtaine d’années lorsqu’on voulait se plonger dans des commentaires de la Thora en langue française, vers quoi se tournait-on ? Vers La Voix de la Thora d’Elie Munk qui est un fantastique travail et un agencement très intelligent des nombreuses interprétations autour du pentateuque. Mais franchement : qui fait encore des mises en page aussi pourries ? Les commentaires sont séparés du texte original, en police Courier caractères 8 et pas superbement imprimé. On aura beau dire que ça a un certain charme, le lecteur de 2010 est habitué à profiter des innovations d’édition apportées notamment par le passage au numérique. 

Aujourd’hui, de nombreuses maisons d’éditions ont copié Artscroll, mais c’est cette maison qui la première a révolutionné le genre en éditant des commentaires de la Thora, un Siddur, des éditions de la Meguilat Esther, du Cantique des Cantiques, etc… 
Une des plus importantes réalisations d’Artscroll étant leur édition du Talmud Babli traduite en anglais, en hébreu et même en français avec des commentaires assez pointus et toujours le même souci de la mise en page et de l’édition. En matière de Talmud traduit,  je ne comprends personnellement pas pourquoi s’obstiner à aller voir du côté de l’édition Steinsaltz qui possède plusieurs inconvénients par rapport à l’édition Artscroll : pas accès à la page originale du Talmud, traduction qui prend quasi-systématiquement l’interprétation de Rachi et qui ne permet pas de percevoir les différents niveaux de compréhension, commentaires beaucoup moins élaborés, etc…
En cette fin d'année 2011, leur fameux Houmach traduit et commenté (Pentateuque) vient d'ailleurs de sortir en français et il bénéficie déjà d'un incroyable succès dans toutes les bonnes librairies. C'est mérité: l'édition est d'une qualité remarquable.


Bref, tout ça pour dire que je regardais la bibliothèque de cette petite Schule Habad (si je fais autant de digressions sur chaque heure passée aux US, on n’est pas arrivé…) et que je tombe sur une édition du Houmach, que je crois justement être d’Artscroll : couverture en relief simili-cuir, papier parchemin, mise en page impeccable, etc.…
Mais à ma grande surprise, il s’agit en fait d’une édition Loubavitch (Kol Menahem). A ma grande surprise parce que contrairement à d’autres publications du mouvement Habad, ils n’ont pas oublié qu’il y avait un monde avant Chnéour Zalman de Lyadi (le fondateur de la dynastie Habad). Pour chaque Paracha, certains passages sont approfondis : d’abord en posant les questions classiques (« Classic Questions ») que ce morceau de bible a suscité puis en apportant les réponses de commentateurs extrêmement variés et de toutes les époques. Certains sont connus et classiques: Rachi, Nahmanide, Ibn Ezra, Sforno, Maïmonide, d’autres plus confidentiels : Paneah Raza, Nahalat Yaakov, Minha Beloula, Mikdach Melekh, Tsror Hamor (magnifique commentaire de R.Avraham Saba, issu de la génération des expulsés d’Espagne au 15ème siècle). Plus intéressant encore, l’ouvrage n’hésite pas à convoquer parfois des passages talmudiques ainsi qu’un corpus halakhique pour expliquer certains passages bibliques. Encore une fois, la variété des sources convoquées surprend pour un ouvrage édité par Habad, mais c’est une excellente surprise.

Puis un approfondissement rédigé à partir de développements du Rabbi de Loubavitch mais qui s’appuient toujours sur des raisonnements logiques ou des recours à des sources talmudiques ou midrachiques. Après chaque approfondissement, des encadrés prenant appui sur ce qui précède pour en tirer une conclusion morale à partir d’histoires ou d’enseignements hassidiques (« Sparks of Hassidus »). L’édition est superbe, les commentaires sont structurés, parfaits pour une étude hebdomadaire surtout que le texte est magnifiquement imprimé, qu’une traduction en anglais est disponible ainsi que les classiques commentaires d’Ounkelos et de Rachi.


Je n’ai pas hésité malgré mon excédent de bagages : j’ai acheté cette édition à New-York et l’ai emporté en France, en espérant bientôt une édition similaire en français !
Retour à l’office : bon, je vous la fait courte, un petit kiddouch a suivi, j’ai même à plusieurs milliers de km de chez moi rencontré la fille d’un fidèle de ma communauté d’origine, mangé un petit tchoulent, avant de prendre le repas de Shabbat chez un couple Loubavitch qui avait invité mes amis et  qui a très gentiment accepté de m’accueillir également.


Ce couple d’une quarantaine d’années est formé de Juifs américains pur sucre, américain depuis plus d’un siècle voire plus pour une partie de la famille du mari. Tous les deux avocats, notre couple est revenu à la Tradition depuis un peu moins d’une dizaine d’années, à travers notamment le mouvement Loubavitch. Le repas de Shabbat fut très sympathique, ponctué de discussions autour des différences entre judaïsme français et américain. Une des plus criantes est l’attitude des Juifs français (séfarades) par rapport à la Halakha : on travaille shabbat, on mange pas 100% casher, mais on le sait et on assume. Pas question de commencer à se raconter des histoires et de vouloir chercher une cohérence artificielle qui réduirait la pratique juive au standard des modes de vie occidentaux avec un petit bout de spiritualité «à part », comme Sally demandait sa sauce à part dans le légendaire film contant sa rencontre avec Harry et un peu comme une partie de la communauté juive américaine.

La surprise de ce Chabbat vint du petit commentaire de thora délivré par notre hôte. Non pas que l’histoire hassidique impliquant certains pouvoirs surnaturels du Rabbi me surprît, mais le récit faisait intervenir deux autres personnalités rabbiniques. L’un étant l’Admour de Bobov. Jusque là rien d’anormal, on reste dans le Hassidique. Mais l’autre : Rabbi David Pinto ! En plein Chicago, dans une famille purement américaine Loubavitch, ils connaissaient Rabbi David Pinto ?  J’avoue, les marocains parfois sont vraiment très forts. 
Le Shabbat se termina comme souvent par de la lecture et une petite sieste bien méritée avant de passer une dernière courte nuit à Chicago. Je dis courte nuit parce que l’avion pour New-York m’attendait de bon matin !
3 jours à New-York, tout seul, que demande le peuple ? Je vous passe évidemment les détails touristiques pour me concentrer sur ce qui peut attirer l’attention du point de vue du monde juif. Déjà… la bonne chère ! Manque de pot, j’avais prévu mon voyage en plein pendant les 9 jours de Av pendant lesquels la consommation de viande est interdite. Désolé cher lecteur, tu ne trouveras pas ici de critique gastronomique des restaurants bassari de New-York. La seule chose que je puis mentionner est que de l’avis unanime des locaux, les deux meilleurs restaurants viande de New-York sont Le Marais et Prime Grill.


Maintenant pour ce qui est du Halavi. Globalement une remarque : un Juif français, ou plutôt parisien, n’a pas grand-chose à envier à l’offre gastronomique casher de New-York. Je trouve l’offre parisienne plus variée et de meilleure qualité. J’ai par exemple mangé un soir dans un restaurant gastronomique italien « Gustavo va Mare » sur la 53ème (entre 2nd et 3rd). C’est très cher, même avec un dollar faible et beaucoup moins satisfaisant qu’un Inte Caffe ou qu’un Il Conte. Le service est correct sans plus. Bref, un tantinet déçu.

Pour le midi, il y a bien sûr nombre de restaurants de type Deli, où il est possible de manger un peu en mode self service, soit des parts de pizza, soit des pâtes, soit des salades, etc… C’est très pratique, surtout qu’ils sont en général très bien situés. Ce qui m’a d’ailleurs valu une forte incompréhension lorsque je voulus déjeuner dans un Deli appelé Rosa Pizza au 350th 5th Avenue, juste à côté de mon hôtel. Je déambule tranquillement jusqu’à l’adresse indiquée et  me retrouve nez à nez avec….l’Empire State Building. Je tourne, retourne, pianote sur mon iPhone pour vérifier l’adresse, mais non pas d’erreur : le restaurant a la même adresse que l’Empire State Building. Je crois alors à un petit coup de mégalomanie d’un restaurateur Juif new-yorkais, jusqu’à ce que je comprenne qu’en effet, en entrant dans l’Empire State Building et en empruntant la galerie située au fond à gauche, on tombe en effet vers une très sympathique petite échoppe ou on peut avaler pizzas, pâtes, gratins, salades, etc….


Je pourrais encore vous parler des heures des librairies juives de Manhattan, pas très différentes des librairies parisiennes à la notable exception de la place prépondérante que prennent les ouvrages relatifs à la Shoa, de la transformation progressive des stands ambulants de vente de hot-dog Casher qui sont de plus en plus Hallal ou du hasard invraisemblable qui m’a fait rencontré en pleine 5ème avenue un ami que je n’avais pas vu depuis des années.


Mais ça n’ajoutera pas grand-chose au fait que New-York (en fait Manhattan pour ce séjour) est une ville hors du commun, larger than life comme disent les Américains et que ce cela se ressent évidemment aussi au niveau de la vie juive. Et que j’attends avec impatience d’y retourner !
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